Syndicat Unitaire et Pluraliste du Personnel de Thales Optronique sas

2001
Par un élan ils se sont rassemblés.
2001
Ils se sont unis.
2001
Ils se sont faits entendre.
2001
Trés fortement même.
2016
La révolte gronde.
2016
Et vous le feriez-vous maintenant

2001-2016  SUPPer Tosa fête, ses 15 ans.

Infos de juillet

Bonnes vacances à tous !

 

 

Semestrielle du 7 juillet : est-il encore raisonnable d’y aller ?

Tous les 6 mois la Direction de TOSA invite les salariés à sa réunion semestrielle pour leur expliquer qu’elle attend d’eux toujours plus d’efforts et de sacrifices sans contrepartie financière proportionnée.

Au programme : étalage de chiffres, de courbes et autres indicateurs agrémentés de discours moralisateurs.

Si l’information est généralement juste et précise, le ton général et la manière très formatée de présenter les choses ont la propriété de démotiver et décourager. Il n’est pas certain qu’à eux seuls la conscience professionnelle et le respect du client dont font preuve les salariés suffisent à conduire TOSA à la réussite.

La motivation ne se décrète pas, elle se construit et ces dernières années les semestrielles l’ont sapée. Pour cette raison, SUPPer appelle une nouvelle fois les salariés de TOSA à ne pas y aller.

A ce propos, le taux de participation à ces réunions varie entre 35 et 45% puisque seuls 500 à 700 salariés y assistent (= capacité d’accueil de la salle). Si cela donne l’impression d’une salle bien remplie, laissant croire à un grand succès pour la Direction, il n’en demeure pas moins qu’à chaque fois ce sont les absents qui sont les plus nombreux.

 

Semaine de la QVT ≠ journée de la santé au travail

Pour la 3e année consécutive à Elancourt, les directions de TSA, TOSA et TS ont organisé leur « Semaine de la Qualité de Vie au Travail » cantonnée une fois de plus à des conférences et des interventions qui peuvent être de qualité et prodiguer certains bons conseils.

La Direction de TOSA, tout sourire, a même su créer une surprise sympathique en distribuant une peluche le lundi. Pour SUPPer, ces initiatives sont séduisantes mais ne répondent pas à la vraie question qui reste celle de la santé au travail.

Après un tel étalage de moyens de com’ et une volonté affichée de prendre soin des salariés Thales d’Elancourt, SUPPer appelle la Direction de TOSA à passer la seconde pour traiter avec la médecine du travail et le CHSCT les problèmes de fond comme la très forte augmentation à TOSA des cas de « burn out » et du niveau de stress (cf. rapport du médecin du travail en 2015).

Quelles suites ont été données à l’alerte lancée par la CGT sur les suicides récents de salariés Thales ?

Le bruit autour de la QVT ne doit pas couvrir les voix qui s’élèvent sur la dégradation de la santé au travail !

 

Situation économique et financière de TOSA : qu’en disent les experts ?

Sur demande du CE, le cabinet SECAFI a procédé à une expertise sur la situation économique et financière de TOSA à fin 2015.

Dans la synthèse de son rapport, il évoque entre autres la profitabilité des affaires en amélioration continue depuis 2010, une situation de trésorerie « plantureuse » (et en très forte croissance) et un contexte géopolitique porteur pour TOSA et des « succès commerciaux 2013-2015 qui éloignent les conséquences de l’incertitude de l’environnement, qui reste une réalité ».

Pour les experts de SECAFI, « la principale force de TOSA est son positionnement produit de grande qualité » mais ils estiment que pour l’instant TOSA est en situation de « sous-capacité » (= surcharge et stress) pour honorer son carnet de commandes.

C’est donc sans surprise que SECAFI en conclut que « la pertinence des décisions d’adaptation à la croissance de la production 2016-2018 est le principal enjeu 2016 ».

 

Les 12 défis qui attendent TOSA

C’est du jamais vu à TOSA et peut-être même dans tout Thales ! Un cumul exceptionnel d’objectifs et de contraintes surviennent simultanément à TOSA à partir de 2016.

A l’image du héros de la mythologie Héraclès, les dieux de Thales exigent que TOSA accomplisse 12 travaux très ambitieux. Mais à la différence du demi-dieu qui devait racheter sa conduite, TOSA n’a rien à se faire pardonner et, en cas de réussite, personne ne fera le récit de ses exploits.

Alors il est plus que temps que la Direction prenne ses responsabilités et mette la main au portefeuille pour motiver les salariés ! Les « TOSA » ont besoin d’un signal fort qui les encourage à tout mettre en œuvre pour réussir ou, au moins, pour limiter la casse. Les castors sont de bons nageurs mais à trop les charger ils boivent la tasse comme tout le monde et peuvent même se noyer.

Facteur aggravant hérité de l’équipe de Direction précédente, les quelques 150 postes supprimés en 2011-2012 dont le savoir-faire fait cruellement défaut, donnant malheureusement raison aux avertissements lancés à l’époque par SUPPer.

 

  • Recrutements massifs + mutations internes
  • Formation des nouveaux embauchés
  • Départs en retraite massifs
  • Transfert production Sophie à TAGX
  • Transfert du magasin
  • Extension et aménagement des locaux
  • Indus et démarrage production Talios
  • Redémarrage production Areos + Damo
  • Hausse de l’activité DSC (OPEX)
  • passage de ERP à SAP
  • passage de PDM à PALMA
  • Objectif de résultat EBIT ≥ 62.3 M€

 

 

Projet d’accord sur les horaires décalés : encore de l’improvisation ?

La Direction et les Organisations Syndicales de TOSA constatent l’arrivée entre 2018 et 2020 de plusieurs pics de charges à CIG et DSC et conviennent de l’impérieuse nécessité d’y trouver une réponse adéquate.

Ces prévisions ne tiennent pas compte de l’arrivée éventuelle d’autres gros contrats AERO de type IRST Inde ou Rafale export. Il est donc plus sage de rechercher des solutions viables à long terme, au-delà de l’horizon 2020.

Pour l’instant, la Direction a posé le cadre des discussions. TOSA doit de préférence rester sur Elancourt et les besoins en surfaces supplémentaires devront être satisfaits en restant le plus près possible du site GUYNEMER (ex : l’antenne installée à BuroPlus2).

Mais la grande question est évidemment celle du temps de travail à TOSA, surtout dans le contexte du projet de loi El Khomri et du projet d’accord Groupe qui servirait de cadre dans les entités Thales. Pour cela, les premières propositions de la Direction tournent autour d’un nouveau type d’horaires décalés, très proche du travail en 2x8 mais sans en avoir le nom.

 

Avenant à l’accord d’intéressement

Dans le cadre de l’accord en vigueur sur l’intéressement à TOSA, la Direction demande comme chaque année aux Organisations Syndicales d’approuver dans un avenant les objectifs 2016 qui serviront au calcul de la prime versée en 2017.

Comme en 2014 et 2015, SUPPer ne signera pas cet avenant car nous considérons qu’il n’est pas dans les prérogatives d’une OS de valider des objectifs économiques fixés unilatéralement par l’employeur et qui relèvent de sa seule responsabilité.

En France la prime d’intéressement est facultative (pas d’accord = pas de prime). L’employeur est alors en position d’imposer aux OS ses conditions pour signer un accord d’intéressement, ce que la plupart acceptent alors de faire.

C’est ainsi que d’un accord à l’autre la formule de calcul de l’intéressement change tout le temps. La seule constante, c’est qu’à chaque fois l’employeur détient toutes les cartes maîtresses (modulateurs = coefficients entubatoires) pour verser l’intéressement qui lui convient, même en cas de très bons résultats économiques, comme on a pu le constater ces dernières années.

Tant que le principe de l’intéressement sera maintenu (SUPPer demande sa réintégration dans le salaire), SUPPer milite pour une formule épurée de type « prime = EBIT x pourcentage fixe ». De cette façon, les intérêts de tous seraient préservés en bonne intelligence entre salariés et employeur. La Direction de TOSA ne veut pas en entendre parler.

Au lieu de l’esprit de partage des profits qui devrait présider ce type d’accord, la Direction cherche systématiquement à sécuriser la part des bénéfices EBIT qui est remontée au Groupe (ex : coefficients entubatoires, plafonnement…etc).

La prime d’intéressement devient ainsi une variable d’ajustement capable de détourner vers le Groupe une partie de la rémunération qui devrait revenir aux salariés.

© SUPPer Tosa 2016